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Bible, Histoire, Archéologie

Bible,
Histoire,
Archéologie

Un codex (pluriel, codices) est un cahier formé de pages manuscrites recto verso reliées ensemble. Cet ancêtre du livre moderne a été inventé à Rome durant le IIe siècle avant J.-C. et s’est répandu à partir du Ier siècle de notre ère, pour progressivement remplacer le rouleau de papyrus ou de parchemin grâce à son faible encombrement, son coût réduit, et la possibilité qu’il offre d’accéder facilement à n’importe quelle partie du texte.

Image ci-contre : reconstitution d’un atelier ancien (yeshiva) de copies de rouleaux de la Torah. © « les secrets révélés de la Bible ». Arte TV.

Les manuscrits de la mer Morte (du IIIe siècle avant au Ier siècle après J.-C.)

Vers la fin de 1946 ou au début de 1947, un jeune berger bédouin surnommé ed-Dhib («le Loup») du clan des Ta’amireh, une tribu vivant sur les rives nord-ouest de la mer Morte, découvrit fortuitement des manuscrits d’une valeur inestimable dans une grotte perchée dans le flanc d’une colline du désert de Juda, près du site archéologique de Khirbet Qumrân, à un kilomètre environ de la mer Morte.

Image ci-contre : le plateau de Qumran avec le site où furent découverts les manuscrits. DR.
Le Rouleau du Temple.
Manuscrit hébreu ancien, provenant des grottes de Qumrân. Ce rouleau, long de 8,60 m et comprenant soixante-six colonnes de texte, est conservé au musée d’Israël à Jérusalem depuis son acquisition en 1967 par Yigael Yadin. © DR.

Les manuscrits Ashkar-Gilson et de Londres

(VIIe/VIIIe siècle après J.-C.)

Deux fragments de Torah appartenant manifestement au même rouleau. Les analyses paléographiques et les résultats au carbone 14 ont permis de dater ces documents autour des septième et huitième siècles. Ces pièces rarissimes qui ont traversé l’histoire sont connues depuis longtemps des spécialistes. Elles appartiennent à des contextes modernes différents.

Image ci-contre : une feuille du manuscrit Ashkar-Gilson (détail). © DR.

Le codex Cairensis (IXe siècle après J.-C.)

Appelé aussi Codex du Caire. Il est conservé à la synagogue karaïte du Caire en Égypte et contient les Prophètes antérieurs et les Prophètes postérieurs, et à cet effet est aussi nommé codex des Prophètes. Il a été copié et vocalisé en 896 par le plus célèbre des massorètes : Moïse Ben Asher.

Image ci-contre : reconstitution d’un atelier ancien (yeshiva) de manuscrits de la Torah ou du Talmud. © documentaire « les secrets révélés de la Bible ». Arte TV.

Les manuscrits de la guénizah

du Caire (VIe, VIIe et VIIIe siècles après J.-C.)

Environ 200 000. Ils comprennent de nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en hébreu et en araméen ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des VIe, VIIe et VIIIe siècles. Ils sont conservés à la synagogue karaïte Ben Ezra du Caire et contiennent les livres des Prophètes antérieurs et postérieurs.

Image ci-contre : fragments de divers manuscrits de la guénizah du Caire avant conservation et classement. © University of Cambridge et Bodleian Libraries, University of Oxford.

L’Oriental 4445 (IXe siècle après J.-C.)

Conservé au British Museum, Londres. Il date d’environ 850 après J.-C. (les points voyelles ont été rajoutés environ un siècle après) : il contient le Pentateuque.

Le codex d’Alep (Xe siècle après J.-C.)

Son nom provient de celui de la synagogue d’Alep (Syrie), dans laquelle il a été conservé. Il date de 930 environ et est actuellement au Musée national d’Israël à Jérusalem. Il contient tout le texte du Tanakh; malheureusement il a été endommagé lors d’un pogrom à Alep en 1947 et ne comporte plus que 295 folios sur les 491 initiaux. Il sert de base à l’édition de The Hebrew University Bible.

Image ci-contre : un détail du texte du codex d’Alep. © Musée d’Israêl, Jérusalem.

 

Le codex de Leningrad

(Xe-XIe siècle après J.-C.)

Le codex de Léningrad (codex Leningradensis), daté vers 1010 de notre ère, est la plus ancienne copie du texte massorétique de la Bible hébraïque subsistant dans son entièreté. Il a, selon son colophon, été écrit sur base du Codex d’Alep, rédigé quelques décennies plus tôt, mais dont certaines pièces ont été endommagées ou manquent depuis 1947.
Le codex de Léningrad a servi de base à la Biblia hebraica en 1937 et à la Biblia Hebraica Stuttgartensia en 1977, qui en sont une transcription presque exacte. Il sert également de source primaire pour les chercheurs tentant de reconstituer les détails de la partie manquante du codex d’Alep.

Image ci-contre : le Codex de Leningrad (Codex Leningradensis), daté de 1008, est la plus ancienne copie du texte massorétique de la Bible hébraïque. Image © D.R.

Le codex des Prophètes de Saint-Pétersbourg (IXe-Xe siècle après J.-C.)

À l’origine, il se trouvait dans une synagogue de Crimée où il fut découvert en 1839 par Avraham Firkowitch, rabbin karaïte, écrivain et archéologue russe, qui le rapporta à Saint Pétersbourg. C’est le même collectionneur à qui l’on doit le Codex de Leningrad. Il contient les Derniers Prophètes.

Le rouleau de Torah de l’Université de Bologne (XIIe/XIIIe siècle après J.-C.)

Le rouleau découvert à Bologne fait 36 mètres de long et 64 centimètres de haut : il contient le texte complet des cinq premiers livres de la Bible – le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome).

Image ci-contre : un rouleau du Pentateuque découvert à la bibliothèque de l’Université de Bologne. Il mesure 36 m de long sur 64 cm de haut. Il contient le texte complet le plus ancien du Pentateuque. Il date du XIIe ou XIIIe siècle. © DR.

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