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Bible, Histoire, Archéologie

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Pour visualiser le tableau du grand prêtre, cliquez sur l’image, ci-dessous

Le peuple reçut, en même temps que le Tabernacle, un corps sacerdotal digne de YHWH.

Les quatre couleurs des vêtements, ci-contre : bleu, rouge (écarlate comme le sang), pourpre et le blanc.

Aaron et ses fils étaient désignés pour le sacerdoce, déclaré charge héréditaire et réservée à la famille d’Aaron, descendant de Lévi, fils de Jacob. Tous les fils d’Aaron, exempts d’un défaut corporel, étaient prêtres.
Les prêtres (Cohen) avaient trois devoirs essentiels :
1 – Servir YHWH dans le sanctuaire.
2 – Enseigner la Loi au peuple.
3 – Consulter YHWH pour le peuple, au moyen de l’Urim et du Thumin (Lumières et perfections), dont on ne sait en quoi ils consistaient exactement (Exode 28,30).
Différences entre le prêtre (cohen) et le grand prêtre : sur le plan vestimentaire, le prêtre simple ne portait que quatre vêtements: une culotte, une tunique, une tiare et une ceinture alors que le Cohen Gadol portait en plus de ces quatre vêtements quatre autres accessoires tels que le pectoral, le tablier, la tunique d’indigo et une sorte de diadème (la lame d’or).

Concernant la teinte pourpre, l’une des quatre couleurs du vêtement du grand prêtre
« Les teintures étaient obtenues du coquillage, le murex (Murex brandaris, Murex Trunculus, Purpura haemastoma) tiré du rivage de la Méditerranée. Alors qu’il est encore vivant, une sécrétion verdâtre-jaunâtre est extraite de ses glandes de gastéropode, qui devient bleu (le “rouge violacé” biblique), noir et rouge à la lumière du soleil. En ajoutant des pigments d’origine végétale à l’extrait, une couleur pourpre est obtenue. La teinture est alors traitée dans de la saumure et cuite, puis un mordant (une substance fixatrice) est ajouté pour empêcher que la teinture ne passe ou s’affadisse. C’est seulement alors que les écheveaux de laine sont immergés dans la teinture et laissés à tremper pendant plusieurs heures ». (Eilat. Encyclopaedia Biblica, vol. VIII ; 544 (en hébreu).

 

Un coquillage « murex », de 7,5 cm x 4 cm, vivant au large de la côte phénicienne.
Ce mot a été directement emprunté au mot latin « murex ».
Un mollusque gastéropode dont on extrayait la pourpre :
une sorte de rouge violacé, couleur rare et précieuse
,
qui était réservée aux rois et aux membres de leur famille.
C’était cette couleur que l’on retrouvait dans les vêtements du grand prêtre.

Domaine public.

Ci-dessous : une vue générale en 3d du Tabernacle dans le désert. En arrière-plan, le mont Horeb selon la tradition. © Oliver Denker 1790031161.

Pour en savoir plus

TRUSCHEL Théo, Le Tabernacle, sanctuaire de Dieu dans le désert.
Collection Histoire et Archéologie.
Éditions Faton, Février 2024.
Nouvelle édition augmentée : Comportant de nombreux compléments au niveau du commentaire, cet ouvrage est aussi enrichi de photos, entre autres du Djebel Moussa (mont de Moïse, en arabe), prises par l’auteur dans le Sinaï, lieu de révélation à Moïse de la Torah. C’est là qu’eut lieu, selon les traditions juive, chrétienne et musulmane, le rendez- vous avec l’Éternel après la sortie d’Égypte, là, que Moïse reçut la vision et les instructions pour la construction du Tabernacle, premier lieu de culte du peuple hébreu envers son Dieu. Il est émouvant de voir dans le détail, comment les artisans ont exécuté chacun des éléments du Tabernacle, comment ils ont travaillé très exactement, le bois, les tissus, l’or, l’argent, les pierres précieuses, alors qu’ils se trouvaient en plein désert. Chacun des détails du Tabernacle possède une symbolique qui nous parle encore aujourd’hui et, pour les chrétiens annonce l’œuvre de Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant.

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