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Bible, Histoire, Archéologie

Bible,
Histoire,
Archéologie

Introduction

La Bible et l’archéologie se sont rencontrées au travers de trois importantes découvertes :
La troisième découverte est la trouvaille fortuite par une paysanne, en 1887, de plus de 350 tablettes d’argile en écriture cunéiforme dans le site de Tell El-Amarna, en Égypte, qui était l’ancienne capitale du pharaon Aménophis IV appelé aussi Akhenaton.
Après traduction, on s’est aperçu qu’elles contenaient les archives diplomatiques de la cour égyptienne sous les règnes d’Aménophis III et Aménophis IV, la correspondance des « roitelets » cananéens du XIVe siècle avant notre ère qui étaient vassaux de l’Empire égyptien et celle entretenue avec les souverains de Babylone, du Mitanni ainsi que de la Syrie.

Image ci-contre : la tête d’une statue représentant Aménophis III. © Théo Truschel.

Dans ces différents courriers (tablettes) adressés aux pharaons se dessinait tout le contexte social et politique des pays du Proche-Orient et ont permis d’en comprendre l’époque que certains historiens pensent correspondre à « l’installation » des Hébreux en Canaan.

Sa présentation

Amarna (Tell el-Amarna ou el-Amarna) est le site archéologique des ruines d’Akhetaton, la capitale construite par le pharaon Akhenaton aux alentours de -1360 avant J.-C.
Le nom arabe de Tell el-Amarna est sans doute la contraction des noms du village actuel, el-Till, et d’une tribu nomade, les Beni Amran, qui quittèrent le désert au XVIIIe siècle pour s’installer sur les bords du Nil. Akhetaton signifie « L’Horizon d’Aton » en égyptien ancien.

Image ci-contre : buste de Nefertiti, la célèbre épouse d’Akhenaton. © Théo Truschel.

À cet endroit, situé entre Thèbes et Memphis, les hautes falaises de la chaîne Arabique qui se dressent sur la rive droite du Nil s’écartent du fleuve pour former un hémicycle de douze kilomètres de longueur ; c’est là qu’en l’an 4 de son règne (vers -1360 avant J.-C.) Akhenaton jeta les fondations de la cité qui sera la capitale de l’empire égyptien pendant un quart de siècle. La ville, dédiée au culte du dieu unique Aton, fut élevée rapidement en briques crues et en talatates ; quatre ans après sa fondation, elle était déjà habitée par une population nombreuse qu’on estime à vingt mille personnes au moins. Des stèles frontières délimitèrent le territoire de la ville. Sur l’une d’entre elles, le roi proclame qu’Aton lui-même avait choisi cet emplacement parce qu’il était vierge de la présence de toute autre divinité. Lorsque Toutânkhamon quitta Akhetaton pour retourner à Thèbes, la cité fut laissée à l’abandon, puis démantelée par les successeurs d’Akhenaton et recouverte par les sables.
Akhetaton est la seule ville de l’Égypte antique dont nous ayons une connaissance détaillée, notamment à cause du fait qu’elle fut désertée peu de temps après la mort d’Akhenaton, pour ne plus jamais être occupée. Cependant, en raison de son caractère exceptionnel et des conditions dans lesquelles la ville fut créée puis abandonnée, il est difficile de savoir dans quelle mesure « L’Horizon d’Aton » était représentatif de l’urbanisme égyptien.

La découverte des tablettes

La découverte des tablettes est attribuée à une femme égyptienne, qui en creusant découvrit ces antiquités vers 1887 ; elle les revendit au marché. Après la localisation de l’endroit de la découverte, de nombreuses fouilles ont eu lieu. William Matthew Flinders Petrie trouva de nombreuses tablettes entre 1891 et 1892, sous la forme de vingt-et-un fragments. Émile Chassinat, directeur de l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO) du Caire, fit l’acquisition de deux tablettes supplémentaires en 1903. Depuis l’édition de Knudtzon en 1907, vingt-quatre nouvelles tablettes ont été retrouvées ou identifiées. Il n’empêche que l’on sait qu’une partie des lettres retrouvées par des fouilleurs clandestins a disparu irrémédiablement, certains spécialistes du cunéiforme ayant d’abord pris ces tablettes pour des faux, car ils ne voyaient pas ce que des tablettes cunéiformes auraient fait en Égypte, et ils les avaient refusées.
Les tablettes retrouvées à Amarna sont gardées dans les musées du Caire, d’Europe et des États-Unis ; plus de deux cents sont au Vorderasiatischen Museum de Berlin ; cinquante sont conservées au Musée égyptien du Caire ; sept au Musée du Louvre ; trois au musée de Moscou ; une dans la collection de l’Institut oriental de Chicago.

Image ci-contre : une des «Lettres» exhumée à Tell el-Amarna, et rédigée en akkadien cunéiforme, est exposée au Neues Museum de Berlin. Sur cette tablette, le roi de Jérusalem, Abdi-Hepa, sollicite des secours contre des envahisseurs étrangers ‘Apiru. © Neues Museum de Berlin.

La correspondance entre grands rois
Un premier ensemble des tablettes de la correspondance d’el Amarna concerne les lettres échangées par les rois d’Égypte avec les grandes cours étrangères de l’époque : Babylone (14 lettres reçues), l’Assyrie (deux lettres), le Mittani (quinze lettres), les Hittites (quatre lettres), l’Arzawa (deux lettres) et Alashiya (Chypre, huit lettres).

Une vue des quelques vestiges qui nous restent d’Amarna ; le petit temple d’Aton. © Einsamer Schütze.

La première découverte

La première découverte est le déchiffrement des hiéroglyphes en 1822 par Jean-François Champollion (1790-1841).
Il s’agit du décret de Ptolémée V, 196 avant J.-C.
Ce déchiffrement s’est surtout opéré d’après un dessin relevé d’une stèle appelée la Pierre de Rosette découverte à Rosette, dans le Delta du Nil en Égypte par un officier de l’armée française et remise aux Anglais comme un tribut de reddition lors de la campagne militaire de Bonaparte en Égypte (1798-1801).

La deuxième découverte

La deuxième découverte est le décryptage des écritures cunéiformes qui sont l’écriture des civilisations sumériennes, assyriennes, babylonienne, médo-perse, etc. L’approche s’est faite au début du XIXe siècle par G. F. Grotenfed qui commença les premiers travaux de déchiffrement des trois langues cunéiformes : le vieux perse, l’élamite et l’akkadien (babylonien).

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