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Bible, Histoire, Archéologie

Bible,
Histoire,
Archéologie

Flavius Josèphe,

historien juif du Ier siècle après J.-C.

Introduction

Flavius Josèphe (37 – 100) (Yossef ben Matityahou) est un historien juif de langue grecque.
Sans les ouvrages de Flavius Josèphe, nous aurions eu peu d’informations sur la Judée du Ier et IIe siècles.
Grâce à lui, nous connaissons mieux la Première guerre des Juifs contre les Romains, la situation du judaïsme avant et après la destruction du « Second Temple ».

Image ci-contre : une maquette du Temple de Jérusalem érigé par Hérode le Grand. Musée d’Israël, Jérusalem. © Musée d’Israël.

Vers la page des Temples de la Bible →

Son histoire

Flavius Josèphe est un Cohen (prêtre) de Judée, liée à la monarchie des Hasmonéens. En 64, sous Néron, il est envoyé à Rome pour négocier la libération de prêtres emprisonnés. En 67, gouverneur de Galilée, il prend part à la rébellion juive contre les Romains.

Image ci-contre : la pièce, appelée aureus – pièce d’or dans la Rome antique -, porte sur l’avers un portrait de Néron et une inscription : NERO CAESAR AVG IMP : Nero Caesar Augustus Imperator. © Université de la Caroline du Nord.

Les troupes romaines sont conduites par Flavius Vespasien et son fils Titus, qui deviendront tous deux empereurs. Convaincu de la supériorité militaire romaine, il essaie de jouer les intermédiaires, ce qui lui vaut une réputation de traître parmi les siens. Fait prisonnier par Vespasien, il lui prédit son accession au trône. Il est libéré en 69 et assiste au siège, pendant lequel il sert de porte-parole aux Romains, puis à la prise de Jérusalem par les troupes de Titus en 70.

Image ci-contre : aureus de Vespasien, Rome, vers 71 après J.-C. Avers : IMP [erator] CAES[ar] VESPAS[ianus] AVG [ustus]. Tête laurée à droite. Image © D.R.

Vers 70, Josèphe divorce de sa première femme et se marie avec une femme juive d’Alexandrie dont il aura deux enfants. En 71, il s’établit à Rome, où il acquiert la citoyenneté romaine sous le nom de Titus Flavius, empruntant le gentilice des Flaviens, de la clientèle desquels il fait partie.
C’est à Rome qu’il rédige ses écrits historiques, qui constituent la principale source non chrétienne sur la période du Second Temple de Jérusalem. C’est lui qui rapporte notamment le siège et la prise de Massada en 74. Vers 75, il divorce à nouveau, et contracte un troisième mariage qui lui donnera encore deux fils, Flavius Justus et Simonides Agrippa. Il meurt vers l’an 100.

Vers la page de l’arc de Titus →

Ses principales œuvres

La Guerre des Juifs

La Guerre des Juifs contre les Romains (en grec Φλαυίου Ἰωσήπου ἱστορία Ἰουδαικοῦ πολέμου πρὸς Ῥωμαίους / Flaouiou Iôsèpou historïa Ioudaïkou polémou pros Rhômaïous) : récit en 7 livres du dernier soulèvement de la Judée (66) et de la prise de Jérusalem par Titus (en 70). Originellement écrit en araméen, puis traduit en grec avant parution en 75–79. Œuvre écrite par Josèphe probablement avec l’aide d’assistants pour la rédaction grecque, à partir d’une version araméenne, qui a été reprise et élargie.

Image ci-contre : avers : un denier romain représentant Titus (79) : IMP T CAESAR VESPASIANVS AVG. Revers : représentation d’un prisonnier juif à genoux devant un trophée d’armes : TR POT VIII COS VII. © Classical Numismatic Group, Inc. 

Autobiographie

Son Autobiographie (en grec Ἰωσήπου βίος / Iôsepou Bios) où il justifie son choix d’avoir suivi les Romains.
Elle est publiée en appendice à la seconde édition des Antiquités judaïques (vers l’an 100). On y trouve une défense de sa conduite en Galilée en 66 et 67, face aux critiques très violentes de Juste de Tibériade. Il y contredit ses affirmations faites dans la Guerre des Juifs sur plusieurs points, notamment sur son action et celle de ses adversaires juifs en Galilée et sur les circonstances de leur mort.

Image ci-contre : shekel d’Israël. Daté de l’an III de la première révolte juive. 68-69 après J.-C. On retrouve la coupe surmontée de l’inscription « shekel d’Israël ». © Musée d’Israël, Jérusalem.

Les Antiquités judaïques

Les Antiquités judaïques : récit de vingt livres, achevé en 94 sous le règne de Domitien, inspiré par les Antiquités romaines de Denys d’Halicarnasse, adaptant l’histoire du peuple juif à la mentalité romaine. Les dix derniers livres constituent un document historique de tout premier ordre.

Image ci-contre : aureus. Domitien en César. Probablement frappée en 77 : CAESAR AVG F DOMIT COS II. © Cohen 614v.

Les Antiquités judaïques sont particulièrement importantes pour la connaissance des périodes grecques et romaines en Palestine, de même que pour la connaissance des dynasties hasmonéenne et hérodienne. Il y contredit ses affirmations faites dans la Guerre des Juifs sur plusieurs points, par exemple sur l’avènement au trône d’Agrippa Ier et le rôle de ce dernier dans l’avènement de Claude à l’Empire ou son appréciation sur le procurateur Lucceius Albinus.

Contre Apion

Sa dernière œuvre. Œuvre polémique en deux volumes qui est une défense des traditions juives et une réponse aux questions qu’ont pu soulever la publication des Antiquités juives contre les judéophobes grecs et romains. Il y dément l’accusation d’Apion selon laquelle les Juifs devaient participer à des rituels qui ont abouti à des sacrifices humains sanglants.

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