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Bible, Histoire, Archéologie

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Archéologie

Les différentes appellations

de la Bible

Les différentes appellations

Dès les premières décennies du IIe siècle avant J.-C., différentes appellations circulent pour désigner le premier ensemble des Livres saints. La première d’entre elles a pour nom «Loi» ou «Livres de la Loi», ou bien encore «Livre de Moïse». En hébreu, on dit alors ha-séfèr «Le Livre». Après la traduction du Pentateuque en grec à Alexandrie, la Loi ou nomos, devient alors hé biblos, le Livre (Version la Septante).
Les traducteurs grecs des anciens rouleaux écrits en hébreu utilisèrent pour les désigner, l’expression ta biblia. En langue grecque cette expression est un masculin pluriel qui signifie « les Livres ». Si de nombreuses expressions grecques antiques comprennent biblos ou biblion («les livres » ou « livre sacré», etc.), les auteurs du Nouveau Testament parlent plutôt de hai graphai, «les Écritures» :

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures (hai graphai) : La pierre qu’ont rejetée ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire ? » Matthieu 21,42. Version Segond 21.

Image ci-contre : une scène reconstituée d’un massorète recopiant un feuillet d’un rouleau de la Loi. © « les secrets révélés de la Bible« . Arte TV.

Mais c’est à partir du IIe siècle qu’apparaît le terme biblia, le vocable féminin singulier qui donna en français le mot bible, qui est utilisé par les Pères de l’Église (Clément d’Alexandrie, Origène, etc.) pour désigner l’ensemble des écrits de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Devant le Mur occidental à Jérusalem, un Juif orthodoxe enseigne à son petit-fils
« le chema », Écoute Israël ! la prière centrale des offices matinaux et vespéraux dans le judaïsme (Deutéronome 6,4). © Damon Lynch.

La composition de la Bible

La Bible comprend un ensemble de textes considérés comme sacrés par les Juifs et les chrétiens. Les différents groupes religieux peuvent inclure différents livres dans leurs canons et dans un ordre différent.

Voir le tableau des Livres de l’Ancien Testament →

Depuis le VIIIe siècle, la Bible version hébraïque est dite en hébreu TaNaKh, acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constitutives : la Torah (la Loi), les Nevi’im (les Prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits).
Le Pentateuque (ou le recueil des cinq premiers livres de la Torah) fut traduit en grec à Alexandrie environ au IIIe siècle avant J.-C. Selon une tradition (légende ?) rapportée par La Lettre d’Aristée et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite des «Septante» ou «alexandrine», serait l’œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d’Égypte (et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions), aboutirent à un texte commun. Cette version, dite de la Septante, fut utilisée plus tard par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible à partir de l’hébreu.

Image ci-contre : procession de plusieurs sifrei Torah lors d’une fête juive. © DR.

Les différentes dénominations chrétiennes nomment Ancien Testament (ou Première Alliance) la partie qui reprend le Tanakh. D’autres textes antiques (Apocryphes) sont ajoutés dans les versions catholiques. La Bible dans sa version chrétienne contient en outre le Nouveau Testament qui regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s’agit des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres de Paul, aux Hébreux, de Jacques, de Pierre, de Jean, de Jude et de l’Apocalypse.

Voir le tableau des Livres du Nouveau Testament  →

La Bible rassemble ainsi une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée entre le VIIIe siècle avant J.-C. (selon certains scientifiques voire avant) et le IIe siècle avant J.-C. pour l’Ancien Testament, et la deuxième moitié du Ier siècle, voir le début du IIe siècle, pour le Nouveau Testament.

Image ci-contre : des découvertes au Proche Orient éclairent l’histoire biblique. Quelques outils pour étudier la Bible. © oneblink1.

Ptolémée et la Septante

Selon la lettre d’Aristée (IIe siècle avant notre ère), la Septante serait due à l’initiative du fondateur de la Bibliothèque d’Alexandrie, Démétrios de Phalère. Celui-ci aurait suggéré à Ptolémée II (au pharaon selon Aristée) d’ordonner la traduction en grec de tous les livres israélites, textes sacrés et narrations profanes. Très vite après la fondation d’Alexandrie par Alexandre le Grand en 331, une population juive s’est en effet développée fortement, en particulier autour du Palais royal ; à tel point que deux des cinq quartiers sont réservés aux « descendants d’Abraham ». Ils continuent à y parler la langue hébraïque et à étudier les textes de l’Ancien Testament. Déjà intéressé par le sort de ses sujets israélites, le souverain apparaît également soucieux de connaître les règles des divers peuples qui lui sont assujettis dans le cadre d’une réorganisation de son royaume.

Image ci-contre : Ptolémée II, Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Camée représentant Ptolémée II assimilé à Alexandre le Grand. Monture en or émaillé de l’orfèvre Josias Belle, Paris, fin du XVIIIe siècle.

Les savants juifs au nombre de 72 (six de chacune des douze tribus d’Israël) sont chargés de cette traduction qui, en leur honneur, porte le nom de Version des Septante. La tradition prétend que le grand prêtre de Jérusalem, Éléazar, n’accède à la demande de Ptolémée II qu’à une condition : l’affranchissement des Juifs de Judée faits prisonniers et réduits à l’esclavage en Égypte par le père du pharaon, Ptolémée Ier.

Voir la page des Hasmonéens →

 

Monnaies en or :
Octadrachme à l’effigie de Ptolémée II Philadelphe (vers 285-246 avant J.-C.), souverain grec,  en compagnie de son épouse et sœur Arsinoé II.
Il serait à l’origine de l’élaboration de la Septante.
© Bonhams.

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