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Des découvertes au Proche-Orient éclairent l'histoire biblique

L’acropole d'Athènes est un plateau rocheux calcaire s'élevant au centre de la ville d'Athènes à laquelle elle a longtemps servi de sanctuaire religieux durant l'Antiquité, ainsi que de citadelle de l'Athènes antique à l'occupation ottomane. © Louis Pascal.

ATHÈNES au temps de l’apôtre Paul

Athènes, l’un des grands centres culturels de l’Antiquité, s’est développée autour d’un plateau rocheux de 158 m d’altitude, appelé Acropole.

C’est là qu’est érigé le Parthénon, célèbre merveille architecturale, ainsi que maints autres édifices sacrés qui valent à ce lieu son surnom d’Acropole aux nombreux temples.

Au nord de l’Acropole se trouve le centre civique et la place du marché, la célèbre agora, où les gens exercent leur commerce, se promènent et discutent de nombreux sujets. Vers le nord-ouest, s’étend, à partir de l’Acropole et à un niveau légèrement inférieur, une colline rocheuse appelée l’Aréopage (d’Arès : nom du dieu de la Guerre), où les conseils et le tribunal se réunissent.

Voilà donc le contexte dans lequel Paul exerce son ministère : il adressait donc la parole chaque jour, sur la place publique, aux citoyens, au nombre desquels se trouvaient des stoïciens qui croyaient essentiellement à la raison universelle et à la recherche désintéressée de la vertu et du devoir et des épicuriens qui s’efforçaient de parvenir à la sérénité et au bonheur par la culture de l’esprit et de la vertu et croyaient qu’après la mort, les particules qui constituent le corps sont dispersées. Ils se disaient : ce doit être un prédicateur de divinités étrangères (Actes 17, 17-18). En conséquence, ils l’emmenèrent à l’Aréopage afin qu’il s’explique devant une assemblée informelle du conseil. Debout devant ces représentants des hommes les plus instruits et cultivés de l’époque et devant tous ceux qui sont venus l’écouter, Paul parle du « dieu inconnu » (v. 23) et délivre un message peu ordinaire dans un milieu polythéiste. Certains se moquèrent de lui, d’autres furent plutôt impressionnés et quelques-uns y crurent. Le message de Paul pouvait présenter un certain intérêt pour ces philosophes, mais l’idée de la résurrection leur était particulièrement inacceptable.

Grâce à l’École américaine d’études classiques, la place du marché a été exhumée, ses rues dessinées et ses ruines identifiées.

Aujourd’hui, on peut encore voir les trente-cinq marches en pierres, taillées dans le roc, qui conduisent à l’Aréopage, ainsi que les traces d’un autel et de nombreux bancs de pierre, au sommet de la colline. Des milliers de touristes, venus de tous les coins du monde, gravissent ces marches.

Vers le sud-ouest, on aperçoit la route antique qui mène à Corinthe, où Paul s’est dirigé après son court séjour à Athènes.

On n’a pas encore retrouvé à Athènes d’autel avec l’inscription : « À un dieu inconnu », comme celui qu’a pu voir Paul. Cependant, une inscription identique a été retrouvée en 1903 au cours de fouilles entreprises sur le site de la ville de Pergame.

Proposition de reconstitution de l'autel d'Athènes " à un dieu inconnu" à la Villa Kériylos, Beaulieu-sur-Mer. Cette villa est la reconstitution originale d'une demeure de la Grèce antique, elle est la réalisation d'un rêve, celui de Théodore Reinach, archéologue et homme d'État français, fasciné par la civilisation grecque. © Théo Truschel.