Bible

Histoire

Archéologie

Revers :

PONTIF MAXIM

Grand pontife

Figure féminine (Livie, épouse de Tibère? ou la Paix) assise à droite
sur un siège décoré, tenant
une branche d’olivier de la
main gauche et de la droite
un long sceptre.

Image © Théo Truschel.

Ci-dessus :
Tibère, empereur romain de 42 avant J.-C. à 37 après J.-C.
C’est sous son règne que vécut Jésus de Nazareth.

Rome, Musée dell'Ara Pacis,
copie de l'original de l'époque augustéenne conservée à
la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague.

 

Collection particulière © Théo Truschel.

Le tribut à César

Denier de l’empereur romain Tibère, monnaie d’argent en vigueur à l’époque de Jésus de Nazareth et frappé vers 15/20 après J.-C.

Lecture :

« Dis-nous donc ce que tu en penses : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César?

Mais Jésus qui connaissait leur malice répondit : Pourquoi me mettez-vous à l’épreuve, hypocrites?

Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier.

Il leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ?

De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit : Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Évangile de Matthieu 22,17. Version Segond 1978.

La question que les pharisiens, les docteurs de la Loi et les Hérodiens (parti politique soutenant la dynastie hérodienne) ont posée à Jésus (Luc 20, 26 nous précise « devant le peuple ») était en fait un véritable piège : Soit Jésus répondait par la négative, et il aurait été dénoncé aux Romains comme incitant les Juifs à se soulever contre Rome ; soit il répondait positivement, et il aurait été disqualifié aux yeux du peuple qui supportait mal le joug des Romains et leurs impôts sur le pays. Avec cette réponse il ne pouvait apparaître comme le Messie espéré.

De plus, une telle monnaie, frappée du portrait de l’empereur Tibère, était considérée comme un blasphème par les Juifs orthodoxes : non seulement parce qu’elle comportait une représentation, en infraction avec le second commandement de la Loi sinaïtique (« Tu ne te feras pas d’image taillée »), mais aussi parce qu’elle ne respectait pas le principe du monothéisme, l’inscription mentionnant également pour Tibère le titre de César comme fils du Divus Augustus, du dieu (ou déifié) Auguste.

Des découvertes au Proche-Orient éclairent l'histoire biblique

Ci-contre :
Buste de Livie, épouse de Tibère.
(Rome, Musée dell'Ara Pacis).

Copie de l'original de l'époque augustéenne conservée au
Museo Oliveriano de Pesaro).

 

Avers :

TI CAESAR DIVI AVG

F AVGVSTVS

Tiberius Caesar Divi Augusti Fili Augustus

(Tibère César fils du divin Auguste,
empereur).

Tête laurée à droite.

Image © Théo Truschel.

Revers :

PONTIF MAXIM

Grand pontife,

le chef à vie de la religion nationale.

Figure féminine (Livie, épouse de Tibère?
ou la Paix) assise à droite
sur un siège décoré, tenant une branche d’olivier
de la main gauche et de la droite un long sceptre.
Image © DR

Avers :

TI CAESAR DIVI AVG

F AVGVSTVS

Tiberius Caesar Divi Augusti

Fili Augustus

(Tibère César fils du divin

Auguste, empereur).

Tête laurée à droite.

Depuis la mort d'Auguste, un décret sénatorial range les empereurs

au rang des dieux.

Image © DR.

Ci-contre :

Version en or (aureus) frappée à Lyon. Sa valeur était de 25 deniers.

Vers 14-37.

Image D.R.

 

Bague en or avec portrait
en cornaline de Tibère.

Image © Bothmer Achat Fonds et Lila Acheson Wallace Gift.