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Des découvertes au Proche-Orient éclairent l'histoire biblique

La mezouza

Vidéo de l'émission "À l'origine" proposée par Steve Suissa, sur France 2. Avec la participation des rabbins Michaël Azoulay et Élie Ebidia. © France 2.

Mezouza : (lit. « montant de porte ») : un petit rouleau de parchemin sur lequel les mots hébraïques du Shéma sont écrits à la main par un scribe. Les parchemins de mezouza sont roulés et fixés aux montants des portes des maisons juives, désignant le foyer comme juif et rappelant à ses habitants leur connexion à Dieu et leur héritage.

De quoi est composée une mezouza ?

L’étui décoratif d’une mezouza n’est rien de plus que cela : un étui. Ce qui compte, c’est le parchemin, sur lequel les deux premiers paragraphes du Shéma sont calligraphiés, en commençant par les mots éternels: «Écoute ô Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un.». Ces textes contiennent tous deux l’instruction de Dieu de fixer la mezouza : « Et tu les écriras [les mots du Shéma] sur les montants des portes de ta maison et à tes portails.»

Ces mots sont écrits à la main par un scribe expert qui est formé aux très nombreuses lois qui régissent l’écriture d’une mezouza, parmi lesquelles la nécessité d’être écrite avec une intention particulière et que les mots soient écrits dans l’ordre.

Chacune des lettres de la mezouza doit être correctement écrite selon sa forme prescrite. La moindre fissure du parchemin, la moindre omission peuvent invalider le parchemin tout entier. Une mezouza imprimée n’est pas valable.

Au dos du parchemin, le scribe écrit l’un des noms de Dieu : Cha-daï. Les trois lettres de ce nom forment l’acronyme de la phrase hébraïque qui signifie «le Gardien des portes d’Israël». Puisque ce nom de Dieu commence avec la lettre shin ש, les boitiers de mezouza sont souvent décorés avec cette lettre.